Lu et apprécié par Romain

American War

Omar El Akkad, trad. Laurent Barucq, ed. Flammarion


« Fred, j’ai pas de punchline* pour parler de ce livre.

– C’est pas grave Romain, t’as qu’à faire un résumé, comme d’habitude.

– Mais le problème, c’est que je n’ai pas encore trouvé la bonne façon d’en parler. J’aimerais dire qu’il faut absolument lire ce bouquin et ne pas s’arrêter au fait que ça ressemble à de la science-fiction. Que derrière cette histoire de seconde guerre de sécession américaine, il s’agit d’une réflexion digne du 1984 de Orwell sur l’embrigadement, le terrorisme. Que ce roman d’anticipation qui envisage un futur post-réchauffement climatique, est avant tout l’histoire intemporelle d’une jeune fille qui face aux difficultés d’un quotidien sans horizon choisit le radicalité comme moyen d’expression.

– Ok, mais ça parle de quoi ?

– Dans une Amérique au bord du chaos, le Nord fait le choix des énergies renouvelables, pour des raisons économiques et pas forcément avouables. Le Sud fait sécession, s’ensuit une guerre, les populations trinquent, et apparaît notre héroïne. Elle est mignonne, pleine d’idéaux sudistes (faut dire qu’on lui en rabat les oreilles) sur la liberté et l’identité sudiste. Lorsque son père meurt dans un attentat en voulant rejoindre le Nord, elle décide de prendre fait et cause pour son pays. Manière de survivre dans un monde à l’agonie, conséquence d’un lavage de cerveau, manipulation politique… autant de portes ouvertes pour comprendre son parcours aux conséquences funestes. Mais si elle commet l’irréparable, elle reste pour nous lecteur une héroïne au destin funeste digne des grandes tragédies antiques. »

 

* Punchline : phrase choc