Lu et apprécié par Ophelie

Je suis la bête

Andrea Donaera (trad. Lise Caillat), éds. Cambourakis


Domenico Trevi, dit Mimi, devient fou de douleur à la mort de Michele, son fils. Sauf que Mimi est le chef de la Sacra, la mafia qui règne sur les Pouilles italiennes, et on ne réveille pas la souffrance d’un des hommes les plus puissants de la région… Il accuse la jeune Nicole d’être la cause du suicide de son fils, et l’enferme avec Veli, geôlier contre son gré, et les deux vont peu à peu s’apprivoiser. Avec Vincenzo et Carmine, proches du parrain, le rideau est ouvert, la tragédie peut se jouer.

Les personnages donnent leur voix au texte chacun leur tour. Tous vivent selon une fatalité, selon les choix des autres ou mut par des instincts primaires. Seul le sang versé peut clore ces destins.

Avec une plume fine, sans lourdeurs, Andrea Donaera nous livre ici un texte certes classique dans sa forme, mais qui donne la  voix à l’intimité d’une famille mafieuse pleine de contradictions, de douleur et de noirceur.

Un magnifique roman plein de finesse et de beauté.