Lu et apprécié par Romain

La femme et l’oiseau

de Isabelle Sorente, éditions JC Lattès


Vina, jeune surdouée, affronte les affres émotionnelles d’une adolescente. Issue d’une GPA, un père parti trop tôt, les hormones qui font des leurs… bref, un cocktail détonnant menant directement au bureau du proviseur pour l’agression au cutter d’un camarade de classe. Élisabeth, la mère, s’est réfugiée dans le travail pour oublier un deuil prématuré. Face à la douleur de sa fille, et son impuissance à la comprendre, elle décide de passer ces vacances imposées (quinze jours d’exclusion, quand même) en Alsace, chez un grand-oncle. L’homme d’un naturel affable, semble un peu perché, avec un goût marqué pour le spiritualisme, les oiseaux, et la solitude. Il est heureux de renouer avec sa nièce et sa fille. Un taiseux étrange dont le passé, marqué du sceau infamant des Malgré-nous, dictera sa conduite toute sa vie durant. Une jeune ado mal dans ses baskets. C’est ce lien, teinté de mysticisme, de psycho-généalogie et de naturalisme, que Isabelle Sorente nous dévoile avec beaucoup de pudeur. Qui est la femme ? Qui est l’oiseau ?