Lu et apprécié par Ophelie

La toile du monde

Antonin Varenne, éditions Albin Michel


Aileen Bowman est un parfait paradoxe dans la société de ce début du XXè siècle. Née aux États-Unis d’un aventurier anglais et d’une mère rêveuse, elle grandit dans des plaines sauvages proches de réserves indiennes, avec comme unique préoccupation la liberté et la passion. Après la mort de ses parents, elle migre à New-York, où elle devient une journaliste farouche et intrépide. Elle réussit à obtenir une place pour aller couvrir l’extraordinaire événement de cette année 1900 : la grande Exposition Universelle de Paris. C’est aussi l’occasion pour cette fille d’immigrés de découvrir le pays et la culture dont elle est issue.

La jeune femme arrive donc au cœur d’un Paris en plein bouillonnement. Mais elle a la malchance d’arriver là en pantalon, ignorante de toutes les bonnes manières. Les rencontres avec un peintre peu commun, la directrice d’un journal profondément engagé pour la liberté des femmes et d’un des ingénieurs créateurs du premier métropolitain vont tout bouleverser.

Ce livre est une fresque qui balaye toute cette année 1900 dans une société en plein renouveau mais aussi profondément ancrée dans son passé. De la France aux États-Unis, à la charnière de deux siècles, Aileen crée elle aussi son destin face au monde, comme une femme libre.

Un roman qui est surtout un roman d’émancipation, une plongée dans une ville en mouvement permanent ; un texte qui transmet l’énergie de toute une époque.