Lu et apprécié par Charlène

Le chercheur de vérité

James Robertson, trad. Céline Schwaller, ed. Métailié


Alan Tealing a perdu sa femme Emily et sa fille Alice, 6 ans, lorsque l’avion dans lequel elles se trouvaient a explosé en vol du fait d’une attaque terroriste. Depuis, Tealing mène une double vie. Professeur de littérature à l’université, il consacre tout son temps libre à ses recherches sur ce qu’il appelle « l’affaire », car il ne croit pas que l’homme désigné comme coupable lors du procès soit le vrai responsable de la mort de sa fille et de sa femme. Contre l’avis de sa belle-famille, qui se satisfait de ce coupable désigné, et de sa propre famille qui voudrait qu’il tourne la page, il ne cesse d’en appeler à la réouverture de l’enquête. Vingt-et-un ans après le tragique événement, Khalil Khazar meurt d’un cancer dans la prison où il purgeait sa peine. Tealing s’exprime à nouveau publiquement dans l’espoir que les médias relaient son appel à rétablir la justice, suite à la mort de cet homme qu’il pense innocent. Il reçoit alors un coup de fil d’un Américain du nom de Ted Nilsen. Cet ancien agent de la CIA malade va lui révéler des informations qui lui permettront d’avancer dans son enquête comme jamais auparavant. Les recherches de Tealing vont alors le mener jusqu’en Australie, où vit la seule personne qui pourrait faire éclater la vérité au grand jour.

Sous cette intrigue de thriller se cache un roman profondément intimiste, qui nous interroge sur la manière dont on peut faire face à une tragédie personnelle lorsque celle-ci est liée à des événements éminemment politiques. A travers le combat d’un homme, James Robertson livre un nouveau roman aux résonances très actuelles, aussi prenant qu’émouvant.