Lu et apprécié par Ophelie

Les bâtardes

Arelis Uribe (trad. Marianne Millon), éditions Quidam


Des femmes chiliennes aux voix bien différentes de celles qu’on a l’habitude d’entendre. Toutes issues de milieux marginaux, elles offrent une parole puissante et différente à la littérature. Des récits tous bouleversants, qui laissent parfois un espoir d’une vie, de relations meilleures, et parfois, plongent les personnages dans l’abîme où ne subsistent que le doute et le regret.

Rien de pertinent ne peut être dire sur cet ouvrage, parce que tout est à ressentir : nous devenons ces femmes le temps de la lecture et vivons les douleurs et la rage à travers elle.

Pardon, je me suis égarée. Bien entendu, des choses pertinentes peuvent être dites, mais elles sont d’ordre politiques et sociales : ces femmes sont chiliennes, elles ont droit à la parole, et, pour le moment, seule la littérature leur donne droit de tribune. Avec son style épuré et une traduction très fine, Arelis Uribe nous livre plus que de la fiction : nous avons droit à une vraie réflexion et une voix unique.