Lu et apprécié par Ophelie

Sans jamais atteindre le sommet

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Lorsqu’il décide de partir avec ses amis à la conquête des hauts sommets, une fabuleuse aventure commence pour Paolo Cognetti. S’amorce un voyage bien singulier pour les trois amis : les voilà fuyant des Alpes bien trop urbanisées pour rejoindre le cœur même des montagne, au fond du Népal, près du Tibet et de la frontière chinoise. Loin du récit de voyage traditionnel, l’auteur nous livre ici un pur récit poétique, entre le carnet de voyage et le roman, qui nous transporte et nous berce.

La montagne est en effet la dernière porte avant la nature la plus farouche, face à ce qu’elle a fait de plus beau. Mais l’auteur craint l’altitude : son corps ne tolère pas les hauteurs trop élevées. Néanmoins, grâce aux soins des Népalais, à leur culture, loin du rationalisme occidental, il parvient à franchir des cols à 5000 mètres, mais sans atteindre aucun sommet.

Parce que la marche n’est pas une compétition, l’objectif n’est pas de toucher le plus de sommets possibles ; Paolo Cognetti vit la montagne, la respire, et s’intègre parfaitement  aux habitants des villages en ayant la modestie de ne pas tout connaître d’eux. Il transmet à la perfection le ressenti, le vécu, l’âme de ces populations.

Il aboutit à un récit parfaitement achevé, à un texte poétique et lumineux. Il nous donne envie de voyager, non pas par orgueil mais pour le pur plaisir et la curiosité de découvrir le monde. Plongez vous dans le froid polaire avant de faire face à l’été caniculaire !