Lu et apprécié par Romain

Vladimir M.

Robert Littell, ed. Baker Street


En 1953, cinq femmes sont réunies dans un hôtel moscovite pour évoquer la mémoire du poète russe Vladimir Maïakovski. Autour d’un magnétophone, amantes et muses dévoilent la vie ambivalente de ce dandy volage et envoûtant qui révolutionna la poésie russe en ce début de XXe siècle. Du crêpage de chignons en perspective, de la jalousie mais aussi un immense respect pour cet homme, ardent révolutionnaire, salaud de premier ordre, artiste enthousiaste et angoissé chronique. Autant de visages que Robert Littell, spécialiste de la Russie, et pas seulement de l’espionnage, nous offre dans ce splendide roman. Une façon comme une autre de découvrir l’autre grand pays de la poésie, entre amours libres, avant-garde et idéal politique.