Bienvenue chez les barbouzes, les gauchos, les flics en tout genre et les truands ! Fin des années 1970, sous Giscard, la France finit de digérer mai 68 et tout le monde le sent : une ère touche à sa fin.
On suit particulièrement trois personnages dans ce premier tome : Jacquie Lienard et Marco Paolini, deux jeunes bleus aux dents qui rayent le parquet et qu’anime une féroce concurrence ; et Robert Vauthier, mercenaire spécialisé dans la Françafrique, qui rêve de couler une retraite fortunée en France. Ces trois-là ne vont pas chômer et seront en première ligne de toute l’action : mettre la main sur un mystérieux terroriste (nom de code : Géronimo), mais aussi tenter d’attraper le braqueur Mesrine et comprendre s’il faut continuer à miser sur Valéry Giscard d’Estaing ou s’il vaut mieux s’attirer les faveurs de ses adversaires, notamment un certain François Mitterand…
Premier tome d’une trilogie monstrueusement formidable, Bleus, blancs, rouges vous plonge dans les coulisses et les tourments du pouvoir, en particulier de la place Beauvau. Dans un langage qui manie à merveille l’argot, le jargon de la police, la gouaille des truands, et des dialogues au rythme impeccable, Benjamin Dierstein nous restitue toute une époque et ses enjeux sociaux, politiques et géopolitiques.
Personnellement, j’en suis tombée raide-dingue et je ne peux que vous la recommander !
(Attention, si vous avez les yeux qui fatiguent vite, sachez que l’édition poche est écrite tout petit… L’édition grand format est certes plus onéreuse, mais aussi plus confortable à la lecture – malgré son poids.)
Tome 1 : Bleus, blancs, rouges (éd. Folio à 12 €, éd. Flammarion à 24,50 €)
Tome 2 : L’étendard sanglant est levé (éd. Flammarion 24,50 €)
Tome 3 : 14 juillet (éd. Flammarion à 24,50 €)