Autant vous le dire tout de suite, j’ai toujours considéré que la vieillesse était un naufrage, et je n’aime pas les animaux. Donc sur le papier, ce roman n’était pas pour moi. Mais c’est là, la magie de la littérature, l’émotion que peuvent provoquer les mots, l’attachement à des personnages, en l’occurrence à un personnage Bo.
Bo a 89 ans, sa vie est derrière lui. Il vit seul avec son chien dans sa maison. Son quotidien est rythmé par le ballet des aides soignantes qui passent plusieurs fois par jour. Ainsi il garde son indépendance, son autonomie et il dort,beaucoup, ses rêves sont ses souvenirs. Ainsi son histoire va se dessiner sous nos yeux : son enfance à la dure, sa femme Fredrika, son fils Hans, la forêt, son meilleur ami Ture, son chien …
Ce roman parle de dignité, comment conserver sa dignité quand notre mémoire flanche et que notre corps nous lâche. Lisa Ridzén a su rendre de façon très tangible la fin d’une vie, cette vieillesse ennemie, avec beaucoup de respect, de tendresse et d’émotion. Chapeau madame, de m’avoir fait pleurer.